L'étranger Dans La Formation De La Citoyenneté Argentine
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الملخص
Cet article étudie le rôle paradoxal et fondamental de la figure de l'« étranger » dans la construction de la nation et de la citoyenneté argentine au XIXe et au début du XXe siècle. Confrontées au défi de former une république moderne, les élites éclairées argentine (notamment à travers les figures de Domingo Faustino Sarmiento et Juan Bautista Alberdi) ont conçu la citoyenneté en opposition à un « autre » perçu comme un obstacle (l'indigène, le gaucho, incarnant la « barbarie »). Pour réduire cet écart, ces élites ont encouragé une politique d'immigration massive, considérée comme un apport direct de modernité, de nouvelles mentalités et de valeurs civilisatrices.
L'article analyse également comment le positivisme argentin (notamment à travers les travaux du psychiatre et sociologue José Ingenieros) a mobilisé la science, la psychiatrie et l'éducation pour définir et réguler les critères de la citoyenneté face aux déviances réelles ou supposées. Enfin, à la lumière des théories philosophiques de l'hospitalité (Kant, Derrida), le texte interroge les tensions entre l'impératif d'intégration universelle et la gestion des différences culturelles et idéologiques au sein du projet national.
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